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La maison de CatamiaouChez Minou & Nandou Le XXIème siècle sera scientiste ET ne sera pas….
ou les grands chevaux de l’apocalypse
"Je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre." Apocalypse selon St.Jean- verset six Dürer- Les cavaliers de l’apocalypse.
L’air du temps est saturé en CO2. De la Hulotte à la Barthique cette certitude scientifique avait envahi toutes les calottes crâniennes de l’engeance terrienne grenellée. Il faudrait agir vite et de quota en réduction de gaz à effet de serre , éradiquer le mal funeste pour sauver le monde d’une fin fatale autant qu' imminente. La pandémie de grippe A menace la planète entière. Plan mondial d’urgence. Rossinante Bachelot lance un mot d’ordre, un seul: “_Vaccination généralisée !” Coup de théâtre. Surgissant des fumées vertes toxiques embrumant la fin du monde, un vieux canasson à lunettes portant nom d’Allegretto et galopant fort allègrement pour une rosse obèse, barre la route au coursier de la fin des temps et d’une voix aiguë comme celle d’un coq au combat s’écrie: “_Stoppez-moi tout ça: il n’y a pas plus de réchauffement climatique qu’il ne reste de poil sur mes œufs !” Au même moment, ailleurs, dans les espaces futuristes de la virtualité Internet une voix venue d’on ne sait où mais de partout à la fois, de Montréal à Paris, de Domrémy à Orléans et jusqu’au Palais Élyséen se fait entendre: “_Non, pas de vaccination: le remède est pire que le mal qu’il prétend soigner!” M.C Escher – Le belvédère- détail- Gravure sur bois Et moi , et moi , et moi ? Et moi, pauvre de moi, je suis en plein émoi. Je ne sais plus qui croire, à quel saint me vouer, je ne reconnais plus ni Dieu ni diable, ni mensonge ni vérité. Toutes ces voix aux discours contradictoires semblent toutes si autorisées! Elles émanent toutes d’anciens ou de nouveaux ministères et toutes tiennent leur autorité de l’Être Supérieur, supérieur à Dieu, supérieur à Diable, toutes ces voix discordantes tiennent leur transcendance de la Déesse Mère : la Science, la Science elle-même ! Scientiste dans l'âme, je m’étais construit dans l’idée que la science construisait le savoir, qu’elle l’établissait définitivement contre toute crédulité et que pour peu que l’on s’accorde sur quelque postulat de départ arrangeant, tout venait aussitôt à se vérifier, indéfectiblement. Tout à coup plus rien ne tient et chaque vérité scientifique engendre aussitôt sa contre-vérité aussi crédible que la vérité première qui lui a donné jour ! Toute vérité scientifique tourne aussitôt en polémique et la polémique en inextricable rumeur. Ah, le temps où tout se comparaît, se mesurait, s’évaluait, se chiffrait, se vérifiait et à la fin s’accordait, générant pour le bien des hommes, le Progrès scientifique ! Aujourd’hui j’ai le sentiment profond que par elle, la Science, plus je cherche à savoir et à comprendre le monde et moins je sais et moins je le comprends. Tout est brouillé pour moi : la science produit de la confusion et peut-être bien que ce sont les scientifiques eux-mêmes qui ouvrent aujourd’hui la porte à l’obscurantisme.
L’apocalypse est dans nos cerveaux .
Question : Dans ce contexte, parvenez-vous à arrêter une réponse définitive à la question bête : allez-vous vous faire vacciner ? Question subsidiaire : Combien recevrai-je de réponses exactes ?
Nandou Catamiaou Voyance
Pour les voyants malentendants: Bonjour. Je suis la boule de cristal des mages Catamiaou. Je vous propose, grâce au questionnaire suivant, de mesurer votre potentiel de chance pour le mois de Novembre 2009. Cette offre d’essai, totalement gratuite, vous est proposée par vos chats spirites préférés: Les Catamiaou! Vous serez stupéfait par les résultats de cette méthode révolutionnaire de vos félins visionnaires. Voici comment procéder: il va vous être proposé 20 questions-chance. À chaque fois vous opterez pour la réponse de votre choix en cliquant sur le lien correspondant à la réponse qui semble la meilleure à votre intuition. Si vous tombez sur l’image “Perdu / K.O”, vous ne marquez pas de point mais si vous avez opté pour la bonne réponse(“GAGNÉ! / 1Point”) vous marquez 1 point. Répondez à toutes les questions, faites le total de vos points et rendez-vous dans la partie ÉVALUATION de votre CHANCE du Mois. FORCEZ LE DESTIN. ÉVALUEZ VOTRE POTENTIEL DE CHANCE GRÂCE AUX MAGES CATAMIAOU !
QUESTIONNAIRE-CHANCE: ATTENTION: Prenez soin de faire chaque fois un clic droit et "ouvrir le lien dans une nouvelle fenêtre".
Question N° 1: Selon vous, quel sera le site porte-bonheur du mois de Novembre ? _Le site traitant de l'identité nationale Question N° 2: Selon vous, quelle partie de l’ordinateur bougera le plus pendant 30 jours à venir ? Question N° 3: Quel sera le film culte de Novembre ? _La chatte sur un toit brûlant Question N° 4: Qui sera consacré meilleur dessinateur ? Question N° 5: Qui pompera le plus en Novembre ? Question N° 6: À quels animaux donnerez-vous le plus votre confiance ? _ Aux carnivores et surtout aux chats _ Aux herbivores et surtout aux lapins _Aux omnivores et surtout aux porcs Question N° 7: Quelle sera d’après vous la profession la plus aimée du mois ? Question N° 8: Quel sera l’animal de compagnie à l’honneur en ce mois de Novembre ? Question N° 9: Quelle sera la boisson favorite ? _ La bière car c'est le mois des mise en bière _ Le lait puisque c'est la boisson préférée des chats _ L'eau car on est bien parti pour la pluie là ! Question N° 10: Notre plante talisman sera: Question N° 11: En Novembre nous logerons dans… Question N° 12: Où irons-nous nous promener ? Question N° 13: Que raconterons-nous à nos Petits ? Question N° 14: En ce mois de Toussaint… _ Nous communiquerons avec les morts _ Nous fréquenterons les forums de "Chat" _ Nous bouderons tout le monde Question N° 15: En attendant Noël, nous danserons : Question N° 16: Notre réalisateur fétiche du mois c’est bien sûr… Question N° 17: Et notre héroïne de film sera … Question N° 18: Quelle sera votre nouvelle manière de faire les courses? _ Je testerai le service Auchan Drive Question N° 19: Quelle émission de télé regarderez-vous ? Question N° 20: Quel prénom choisiriez-vous pour un enfant né en ce mois de Novembre ? _ Félix si c'est un garçon, félicie si c'est une fille Maintenant, faites le compte de vos points !
ÉVALUATION DES RÉSULTATS :
Si vous avez de 0 à 9 points, cliquez ici: lien ORACLE. A
Si vous avez obtenu entre 10 et 20 points. Cliquez ici. ORACLE. B
;) CaTardieu
Bien le bonjour les z’amies-z’amis !
Connaissez-vous Jean Tardieu, le poète ? Nous nous sommes offert un petit logiciel qui devrait nous permettre, du moins quand nous saurons l’utiliser, de faire des petites animations parlantes avec les héros facétieux, fruits de notre imagination :) Le programme s’appelle “Crazy Talk” et je l’ai testé en faisant dire à un gentil Minou “La môme néant” de Tardieu. Soyez bien attentifs, c’est du very-short-métrage !
On essaiera de faire mieux la prochaine fois… Un tube de la poésie
Oui, c’est un Tube cette poésie, d’ailleurs vous la connaissez certainement. Il s’agit du poème “Voyelles” de Rimbaud dans lequel il attribue une couleur à chaque voyelle. Pour vous rafraîchir la mémoire : Voyelles A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Golfes d'ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes, U, cycles, vibrements divins des mers virides, O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, A. Rimbaud
J’ai eu l’idée, il y a quelques temps, de continuer à attribuer ainsi à chaque lettre de l’alphabet une couleur ou une texture. J’ai ensuite proposé cet alphabet codé aux enfants qui ont pu “écrire” chacun leur prénom en collant dans l’ordre convenable sur un tube de carton leurs lettres transposées en rectangles de papier ou de carton ondulé. J’avais récupéré ces tubes chez un drapier. Voici l’alphabet codé que je leur avais proposé et un exemple de réalisation, le tube de Jérémy: Le dessin réaliste d’après nature n’est pas chose facile pour un enfant de grande section de maternelle, c’est pourtant ce que je leur ai demandé et j’avoue que les résultats ont été étonnants de qualité . Cet exercice qui peut sembler rébarbatif de prime abord, leur a beaucoup plu, curieusement. Nous disposions, quand ils furent tous confectionnés, d’une bonne vingtaine de tubes tous ressemblants et pourtant tous différents. Avec les petits élèves nous avons recherché, dans la cour de récréation, différentes manières de les “installer”. Il me reste quelques photos de cette recherche: J’ai ensuite suspendu tout ces tubes dans la salle de jeu de l’école et nous avons invité les mamans et les papas à l’exposition qui comprenait cette suspension , les autres installations photographiées et quelques reproductions d’œuvres d’artistes entrant en résonance avec notre travail. L’installation des tubes suspendus constitua le décor d’une petite “chorégraphie” que nous avons présentée. Il s’agissait soit de parvenir à courir dans tous les sens en évitant bien de faire bouger les tubes, soit au contraire de jouer à les bousculer et à imiter leur balancement. Je sentis bien comme un flottement dans le public assez dérouté par la modernité du propos mais comme c’était les gosses qui faisaient, on trouva cela “intéressant” comme on dit quand on sait paraître dans le move ou bien tout simplement et évasivement “joli” quand on préfère les tableaux édifiants, figurant au quart de poil le cerf aux abois pris dans un rai de lumière traversant l’ombre automnale d’un sous-bois…
Nandou
Quelques œuvres d’art assez …cylindriques, elles aussi : ;-) Colonnes. Illusion d’optique bruce Shapiro Art machine-pipe dream-Projet Colonne Trajane, Place Vendôme …… Colonne sans fin. Brancusi Flavin. Néon Laurent Berkowitz red yellow black
Snelson Tubes en rotation. Projet. Crus Diez
Tubes of darkness. Infographie Totems à Seattle Barcelone. Entrée du Musée Picasso. Merci Nad'O FiN Roman
“Roman”. Rien de plus trivial pour qualifier le genre d’un bouquin mais rien de plus chic comme prénom, surtout lorsque ce prénom est aussi bien porté que par Roman Polanski dont la vie est un roman, ni plus, ni moins, ou quand la fiction rejoint la réalité, quand la réalité rejoint la fiction. Grandeur et décadence. Les amateurs de reality-fiction, voyez Wikipedia, vous ne serez pas déçus.Juste quelques épisodes palpitants de sa biographie : 1933, sa naissance à Paris, puis le ghetto juif de Cracovie, une famille exterminée dans les camps de déportation, la fuite de ce gamin en pleine tourmente, l’éclosion de l’artiste, le meurtre de Sharon Tate, son épouse par le gourou Manson pour en arriver à cette sombre histoire de viol de mineure qui refait surface aujourd’hui … Un roman mais une biographie aussi ! Biographie Roman Polanski.ici lien wikipedia Mon intention dans ce billet n’est pas d’alimenter la polémique que nourrissent ensemble et l’une contre l’autre, la moral-majority et l’intelligentsia intellectuelle parisienne. Je veux juste parler du cinéaste et surtout de ses films que je considère comme les plus brillants et peut-être les moins connus de sa carrière, ceux du début et particulièrement de mon film préféré de Polanski : “Le couteau dans l’eau” pour vous inciter à le voir si vous ne l’avez jamais vu.
Le Couteau Dans L’Eau Larousse du cinéma, Ici : fiche "Le couteau dans l'eau" Je voudrais ajouter à la fiche du Larousse une critique toute personnelle. Le film, passionnant par son intrigue, son interprétation et son propos, l’est aussi par sa forme. Le huis-clos se déroule sur un voilier et c’est une gageure que de parvenir à filmer avec les moyens techniques de l’époque et une équipe forcément restreinte par un budget très limité, les éléments naturels changeants et les mouvements du bateau qui font corps avec le récit. Il fallait un réalisateur virtuose pour orchestrer ces éléments par définition capricieux. Je ne peux pas être plus objectif car … si j’étais un film, je serais “ Le couteau dans l’eau de Polanski”. NB: Le film est tellement oublié en France où il a eu pourtant son heure de gloire à sa sortie que j’ai dû faire ma recherche avec le titre original en Polonais. Dommage.
Répulsion Larousse du cinéma. Ici, fiche du film "Répulsion" de R. Polanski
Le Bal des Vampires
Pour en revenir à la polémique actuelle concernant les mœurs de Polanski, je me permettrai juste ce commentaire personnel et autobiographique aussi: Je n’ai pas été abusé par une célébrité. Je l’ai été à l’âge de 11 ans, encore impubère et dans le cercle familial par un homme en pleine mâturité d’âge et à la réputation restée sans tâche. Cela n’a rien d’exceptionnel pour ce genre de faits. Rien de Roman…tic pourtant non plus , c'était sans doute tellement Romantoc que cela n’a pas soulevé le moindre intérêt : pas de quoi faire un Roman ! Payer les élèves pour aller en classe….
Luc Chatel fait une entrée en fanfare au Ministère de l’Éducation en annonçant une EXPÉRIMENTATION visant à réduire considérablement l’absentéisme scolaire ! Il suffit de payer des Projets aux élèves méritants c’est à dire en clair aux élèves dont la fréquentation sera régulière. Vous avez tous entendu parler de cela, on a fait assez de publicité autour de l’idée du siècle…
Mais des Projets nous en faisons tous déjà à l’Éducation Nationale mais pas pour que les gosses fassent acte de présence en classe, nous montons des projets pour motiver les élèves en finalisant les apprentissages. Par exemple, si un prof fait un projet dont l’aboutissement est un voyage scolaire en Espagne, vous pensez bien que ce n’est pas pour que ses "gentils boutonneux" aillent gesticuler dans les boîtes technos en se soûlant à l’alcool low-cost (les Espagnols organisent ça très bien c’est vrai mais je doute que les parents envoient leurs enfants en classe pour ce genre de découvertes…) Ben non! Le prof a de réels objectifs pédagogiques (entendre parler la langue dans le pays, découvrir l’histoire, la géographie et la culture du pays à visiter, ect). Quand le prof a formalisé son projet pédagogique par écrit, il est validé ou invalidé en fonction de ces critères pédagogiques. En tout cas il devrait toujours en être ainsi. Seulement après cela se pose la question du financement et la recherche de partenaires dont hélas l’Educ. Nat. n’est pas le plus généreux ! Ainsi donc le projet sert à motiver les adolescents aux apprentissages en leur donnant une finalité à court terme. Maintenant, Chatel nous propose en quelque sorte donc, de motiver les élèves non aux apprentissages mais à la présence en classe. Le Projet pédagogique est censé motiver les élèves. Chatel va les motiver au Projet. Autant dire qu’il propose la carotte qui fait avancer la carotte qui fait avancer l’âne !
Nandou Vert espérance11 200 postes déjà supprimés dans l'Éducation Nationale en 2008,13500 en septembre 2009,17000 suppressions prévues pour la rentrée 2010.Déjà, dans certaines écoles pas bien loin de chez nous on n'accueille plus les enfants de deux ans à l'école maternelle et les sections de Petits dépassent les 30 gentils membres !La fête continue !![]() SURPOPULATION, LE JEU: Pour ceux qu'en ont rien à secouer et qui pensent que tout ça c'est de la politique, une erreur s'est glissée dans l'affiche "nos enfants ne sont pas des moutons". À vous de la trouver ! :))Chanson d'automne sauce OulipoteL’été a cessé d’être : On ne peut être et avoir été. ![]() à NiNNe L’automne te donne ton ton Ravi santon Tontaine tonton Le jour décline Santonine ![]() CHANSON D’AUTOMNE D’Aubagne dont la belle s’échappa Bel et bien échappée belle D’Aubagne dernière nouvelle L’automne est là L’automne sous la tonnelle Est de feuilles rubis jonché L’automne entonne-t-elle L’automne est là Antonella Anton est là Sous la tonnelle Chantant tonnant a capella Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Agrippa a la grippe A Ha! Hache un haineux à cet appel Brûle un chat pelé en chapelle On en est là Anton est là Sous le pont Mirabeau je demeure Vienne la nuit passe-moi le beurre Le confit turc de Mirabeau La confiture de mirabelles La Pauline erre et le Rein boit Verlaine passe Boîte un ver d’oie Nos jours s’en vont si monotones Sonne automne sonotone Fais-donc passer le Nutella Antonella C’est le début de l’automne Quand il rougeoie Automne roux automne joie Suivra l’automne qui maronne Et vire au noir Anton noir ![]() Envoi: Nandou Leur seconde peauLe secret des Cata
Mais comment, par Dieu, les Cata font-ils pour garder éternellement cette pureté d’âme qui les caractérise, cette incomparable beauté du corps et du visage, cette impérissable jeunesse qui perdure malgré les outrages du temps et les mœurs cruelles des jaloux ? _ Ils possèdent un objet magique qui, à l’instar du portrait de Dorian Gray vieillit à leur place mais qui, contrairement au tableau de Basil Hallward les préserve aussi de toute rancœur et de toute noirceur d’âme. Ce qui fait cette différence d’avec la célèbre peinture, c’est que leur talisman, Minou l’acquit dans les années quatre-vingt de manière fort honnête, ce gri-gri qui les garde ; non au prix du suicide d’une belle, mais non, simplement en le payant à quelque marchand ignorant de ses pouvoirs. Certes, l’objet n’a pas la superbe d’une toile de maître, il peut même sembler une pauvre guenille aux yeux du commun, leur très vieux et très usé tee-shirt démodé. Eux savent qu’il “a une âme et les force d’aimer”.
Cat&miaou
Votre cadeau CataLa Page à Plagier ! Vous aussi vous aimeriez avoir un beau billet romantique et scintillant … Vous en rêviez, Cata l’a fait ! Devenus experts dans le décollage/collage et le détournement, ils ont conçu ce beau poème dans lequel ils ont mis tout leur cœur et leur talent littéraire …avec un espace libre au-dessous pour signer de votre plus joli pseudo . Le geste est généreux et l’œuvre est toute en subtilité et émotion . Copiez, personnalisez … et faites rougir de jalousie vos copines !
Ligues de vertu, LE RETOURNous venons de découvrir le blog le plus imbécile du monde, youpiiii : il est Français ! Le voici, aussi vert que vertueux que vert getures et que vertu...gadin ! C'est à mourir de rire ! Dans ce blog on fustige et dénonce, je ne blague pas: " le plagiat sur le Net"! Au moment où les députés planchent sur une loi protégeant le droit des auteurs et que d'autres, d'un autre côté, inventent de nouveaux modes artistiques d'expression et de communication, voilà qu'une espèce d'illuminée du vide nous pond un blog sur le plagiat sur le Net. Le plus risible c'est qu'elle trouve des gens pour abonder dans son sens! De quoi s'agit-il ? Cette admirable personne, Manuela, pour ne point la nommer, dont on n'est pas loin de penser que Julio Iglesias écrivit ses meilleurs vers pour elle (Manouelllllllaaaaaââââ), Manuela donc prétend débusquer et dénoncer tous les vilains copieurs de la toile qui pillent dans les blogs de géniaux poèmes pour se les approprier, les SALAUDS ! :)))) Manuela prend son rôle TRÈS TRÈS TRÈS au sérieux à tel point que si vous avez le malheur de lui laisser un commentaire qui ne va pas dans son sens elle le censure illico (n'est-ce pas NiNNe ?) prétendant que vous l'insultez et que vos arguments ne valent pas tripette.... Bien entendu! Puisqu'elle a raison, par définition. Aussi, comme elle se permet de créer ce blog qui ressemble en tous points à une ligue de vertu pour écrivains frustrés d'être copiés peut-être mais jamais en tout cas, Ô GRAND JAMAIS, officiellement publiés, je me permets à mon tour d'écrire ce billet pour dénoncer telle bêtise et vous inviter à visiter le blog de cette agitée du bocal plus que de la littérature. Voici le lien et faites-vous votre propre idée: Chez SuperCommère Je ne vais pas me perdre en analyse, cela ne le vaut pas, vous comprendrez vous même, pour peu que vos études aient dépassé le cours élémentaire deuxième année que cela ne vaut pas un clou! Dès la première strophe, à la versification claudicante, la faute de syntaxe est énorme "si le sang venait à sécher il puisera dans ses larmes". Aïe! Hé non ! On dit, et surtout on écrit, quand on est un ôteur-de-talent-à-la-ôteur, maîtrisant la langue comme un élève de classe élémentaire "si le sang venait à sécher il puiserAIT dans ses larmes". Cela s'appelle la concordance des temps! ;-) Mon point de vue, vous commencez à le connaître: j'aime beaucoup Internet. Il y a là un excellent terrain d'expression et de rencontre qui offre de nouveaux espaces de création. Il est possible de protéger ses œuvres en les déclarant sous licence. Je connais bien par exemple la licence "creative commons" qui permet de déposer officiellement ses productions en décidant dès le départ soi-même quelle utilisation pourra en être faite par le récepteur. Cela peut aller d'un simple droit de lecture à la possibilité de copier et diffuser et jusqu'à l'abandon de toute propriété artistique. Si les clauses de la licence que vous avez conclues ne sont pas respectées par l'usager vous pouvez bien évidemment le poursuivre en justice. C'est bien cela qui rend complètement absurde la démarche de dénonciation, de délation engagée par cette Manouéééllllaaaâââ! En cas de plagiat attesté, on peut se retourner vers la justice et le droit d'Ôteur est déf"endu, bien évidemment. Mais je n'ai pas l'intention d'en rester là. Je laissais entendre au début qu'il s'agissait là de petits écrivaillons frustrés qui se prennent pour des maîtres de la littérature. Je m'en vais le prouver par un exemple éloquent. J'ai copié (Hé oui!) le texte qui suit sur le site de ces grands défenseurs de l'ART de la plume: Mmmm... Effectivement. Nous aurions été ravis qu'il puisât dans ses larmes car les larmes étant essentiellement faites d'eau transparente et ne laissant donc aucune trace sur le papier, nous n'aurions plus eu à lire de telles inepsies. Enfin, c'est une assez bonne idée en somme, écrivez désormais avec vos larmes, ça vous évitera d'être plagiés (puis-je vous suggérer aussi le papier-verre pour plus de transparence et d'exclusivité encore ?) Je vous laisse mes amis, apprécier le reste de l'ŒUVRE... Si le ridicule tue alors Zacmako est bien mort à l'heure où j'écris ... Et c'est pas bien de se moquer des morts ;-) PS: Dans notre blog on a le droit de tout piller, copier, coller ; on peut tout s'approprier sans vergogne et sans la moindre culpabilité et même faire des affaires de tout. Si quelqu'un arrive à retirer quelque argent de nos divagations c'est qu'il avait plus de talent que nous et il vaudra bien la reconnaissance qu'il gagnera. Quant à nous, nous avons passé l'âge de l'acnée de la propriété intellectuelle. Nous sommes maintenant d'assez grandes personnes pour mettre plus d'énergie dans l'amour, l'humour et la générosité que dans le commérage et l'aigreur. Nandou & Minou Le don“ C’est le septième et c’est un garçon, il doit avoir le don.” avait dit la vieille Catherine Langres à ma mère en promenant son regard scrutateur, perçant mais bienveillant sur moi qui l’écoutais sans l'entendre. Il y a cinquante ans de cela et j’allais atteindre l’âge de raison, faire ma communion privée, renouveler mes vœux de baptême et donc il était clair pour la vieille que j’étais en âge de savoir et de comprendre que je n’étais pas un être ordinaire mais que Dieu m’avait élu pour dispenser le bien sur la terre. Dans les années cinquante du siècle passé, la semaine d’école s’étalait du lundi au samedi compris et le jour de liberté des enfants tombait le jeudi. Dès que le printemps venait, ma mère, qui avait mille travaux à accomplir entre le jardin, la basse-cour, les lapins et leur clapier, le cochon et sa porcherie et surtout les affaires d’une maison abritant une famille pauvre de sept enfants sous l’autorité d’ un mari qu’entre nous, nous appelions “le père Tapedur” , ma mère, tous les jeudis confiait à la garde de Catherine toute la marmaille. Nous l’aimions bien Catherine. Toujours vêtue de noir pour marquer son veuvage, elle gardait tout le temps pour nous, à l'abri dans la poche de son “devantal”, une boîte de cachous ou de bonbons Pulmoll, de berlingots ou de pastilles Valda à la menthe qu’elle distribuait avec une application et une prodigalité telles qu'on ne saurait trop dire qui d'elle ou des mioches en retiraient le plus de plaisir. Catherine aimait les enfants et les enfants l'aimaient car elle n'était jamais non plus à court de mots et leur parlait comme à de vraies personnes. Tous les jeudis, nous montions avec elle à la ferme de Labardaine pour y acheter des œufs ou du lait, nous prenions la côte au bout de la rue Pannecau et nous nous retrouvions en pleine campagne. À mi-chemin nous faisions une halte qui lui permettait à elle de se reposer et à nous de nous ébattre comme des fous tant le lieu était propice aux jeux . C'était un champ en pente abrupte que nous remontions aussi pressés qu'essoufflés pour nous laisser ensuite rouler emportés par la vitesse en vociférant de joie. Rendus au bas de la pente, de grands chênes nous offraient leurs branches les plus basses auxquelles nous nous suspendions pour nous balancer ou effectuer quelque acrobatie de notre invention. Ces jeux n'étaient pas très variés mais comme nous les aimions! Au bout d'un moment Catherine nous appelait et distribuait un goûter de confiture ou de chocolat. C'est après ce moment de collation, alors que mes frères et sœurs avaient repris leurs jeux, qu'un jour elle m'expliqua qu'étant le septième de la famille, Dieu m'avait doté du don de guérir et que si je le voulais je pourrais devenir guérisseur mais que je devrais toujours faire cela en rendant grâce au Bon Dieu. Ensemble nous récitâmes une dizaine de « Je vous salue » et un « Notre père » qu'elle égrena sur son chapelet comme pour sceller le grand secret qu'elle venait de me délivrer. Catherine mourut quelques années plus tard , discrètement comme elle avait vécu, dans la certitude de l'existence du Bien et de Dieu et je pense que sans le savoir, les enfants que nous étions ont participé à lui faire une vieillesse assez heureuse, à faire ce qu'elle savait le mieux : se rendre utile. Des années passèrent. J'étais adolescent quand ma mère développa un zona. En plus du médecin de famille dont la pharmacopée ne parvenait pas à la délivrer du mal, on fit appel à une guérisseuse. Dans une maison dont le pater familias n'était pas rouge seulement de la vinasse qu'il absorbait en quantité mais avait en outre -sic- de grandes sympathie pour le du Parti Communiste, le matérialisme marxiste régnait et les bondieuseries et autres marchands de sorcellerie ne franchissaient guère le seuil que si on avait grand besoin d'eux. On fit donc une exception pour la mère qui souffrait trop et depuis trop longtemps mais on eut soin pour faire venir la guérisseuse de choisir un moment où le paternel serait absent. Ma mère monta s'enfermer dans la chambre conjugale avec la sorcière. Je mentirais en la décrivant car je ne me souviens plus du tout de son apparence. Cela devait tomber un jour de repos ou un jour de vacances car j'étais à la maison. Je ne pus m'empêcher de les suivre , à pas de loup et je me postai contre la porte de la chambre pour espionner le rituel à la dérobée. Par le trou de la serrure j'observais chaque geste. Je fus d'ailleurs bien étonné car on avait dit à ma mère pour lui faire comprendre qu'elle serait bien avisée de faire intervenir un guérisseur qu'elle « devrait se faire porter », c'était l'expression que les gens utilisaient. Je plaignais d'avance la guérisseuse car ma mère, après sept couches avait une sacrée corpulence et si cette bonne-femme devait la porter … Bon courage ! Non, les rituels auxquels j'assistais, n'en perdant pas une miette, ne comportaient aucune phase de levage et de transport et si j'ose dire, Dieu merci ! Ils étaient constitués de prières sibyllines en Béarnais associées à des impositions de mains et à des déambulations ésotériques. Sentant la fin des opérations magiques venir, je m'éclipsai, toujours sur la pointe des pieds, silencieux comme l'air pour ne pas être surpris. Plus tard même, pour éloigner tout soupçon de la part de ma mère, je l'interrogeai sur la façon dont les choses s'étaient passées et elle me raconta par le menu tout ce dont elle se souvenait et je pus le vérifier, sans me mentir : cela me fit une révision ! Ce n'est que bien plus tard, à l'armée, alors que je faisais mon service militaire d'appelé du contingent en tant qu'infirmier que je fus amené à expérimenter mon soit-disant « don ». Un jour je constatai qu'un malade avait une verrue sur un pouce, et je lui proposai « de la lui faire partir car j'avais le don ». Qui ne tente rien n'a rien ! Je pris son pouce dans ma main gauche et, baragouinant une prière faite d'un mélange de ce que j'avais entendu en espionnant l'Action-Commando-Zona-Spirite de maman avec quelques improvisations personnelles en occitan approximatif , je posai le pouce de ma main droite sur la verrue. Puis je traçai neuf croix sur le mal en les comptant à haute voix: « un..dus...tres...quouate...cinc...sheis... sept...oueit...naou. ». D'un sérieux et d'une conviction sans faille, je tins mon rôle comme un pro de l'étrange, à en faire pâlir l'esprit des morts, puis, l'œuvre accomplie je relevai la tête et regardant mon malade bien droit dans les yeux je lui fis: « N'y pense plus, dans neuf jours tu verras,ta verrue aura disparu ». J'omis juste de faire une prière à Dieu pour le remercier pour cette guérison prochaine car déjà à l'époque j'avais décidé que grâce à Dieu, j'étais athée ! Quelques jours passèrent et mon bonhomme revint me voir et, ne le croyant pas lui-même, me fit constater qu'effectivement, il n'avait plus de verrue! Adoptant l'air le plus modeste et pas le moins du monde étonné de cela je répliquai juste « Tu vois... » évasivement. Je connus quelques échecs aussi. Je compris vite que je ne pouvais soigner que des gens qui m'étaient inconnus car ceux qui me connaissaient réellement ne pouvaient croire au personnage inspiré que je composais subitement et soit se mettaient à pouffer de rire dans l'instant soit ne croyaient pas une seule seconde que la personne ordinaire en tout point qu'ils connaissaient, puisse détenir tout à coup un don aussi étrange. Du coup, hommes et femmes de peu de foi, je ne parvenais pas à les guérir! Un jour arriva enfin où j'allais pouvoir passer aux choses sérieuses. Ce jour-là j'avais invité chez moi quelques amis choisis parmi lesquels Angèle, médecin généraliste. Celle-ci demanda à la cantonade si l'on ne connaîtrait pas quelqu'un qui soit susceptible de porter un de ses patients qui avait un zona résistant au traitement allopathique car elle aimerait bien tenter le coup. Elle avait eu l'écho de nombreux cas où cela fonctionnait. Je me suis jeté à l'eau et je lui ai proposé de « porter » son malade en arguant que de toute manière, si ça ne lui faisait pas de bien, ça ne pourrait pas lui faire du mal. Devant ma détermination elle n'hésita pas plus d'un instant et il fut décidé de mon intervention magique. Elle prit contact avec le malade dont je ne sus rien de plus avant de le voir que le fait qu'il s'agissait d'une femme d'une cinquantaine d'année. Je me préparai donc à « porter » cette dame, Je répétai dans ma tête le cérémonial que j'allai suivre en m'inspirant grandement de mes souvenir d'adolescent. Néanmoins il me sembla qu'il fallait que le patient participât lui-même de manière active à sa guérison et j'apportai une variante de mon cru,la Nandou-touch, quoi! Dans un fond de tiroir oublié, je pris un paquet de graines de volubilis que je n'avais jamais plantées et j'en choisis neuf que je glissai dans une boîte d'allumette. Les graines de volubilis sont noires et d'une taille supérieure à un grain de petit pois: on peut croire à leur pouvoir magique! Au jour et à l'heure convenus, je me présentai au domicile de la femme au zona.. Elle habitait une résidence, juste à la périphérie de Pau , je trouvai son nom sur les rangées de sonnettes, dans le hall près de l'entrée et j'appuyai. Une faible voix malade me répondit par l'interphone m'invitant à monter. Je pris l'ascenseur pour le 3ème étage et comme j'en sortais je la vis qui m'attendait sur le seuil de la porte de son appartement. Je m'étais préparé à être reçu par quelqu'un en pyjama, en robe de chambre ou en chemise de nuit mais il n'en était rien, la dame était bien habillée, comme pour sortir, je dirais même ... comme pour aller à la messe. Elle était d'une taille bien inférieure à la moyenne et portait des vêtements d'un classicisme suranné : une jupe sombre et étroite tombant au dessous du mollet, un gilet de laine gris pâle sur un chemisier blanc cassé et même un petit foulard de soie bleue sagement noué autour de la gorge et rangé dans l'échancrure du col. J'eus juste le temps de voir qu'elle avait un visage de souris, avec des yeux presque invisibles derrière des lunettes rondes à la monture en écaille rosée, claire et translucide et aux verres, très, très épais. Comme le la suivais dans le couloir que nous traversions, je vis en bonne place, au-dessus de la porte donnant sur le salon-salle-à-manger un cadre agrémenté d'un rameau de laurier séché et représentant le Christ en gloire. Ma première impression se confirmait : j'étais tombé sur une grenouille de bénitier, Alors là je me dis: « Mon petit c'est du nanan ça pour toi, pain béni, celle-ci elle va gober tout ça comme du petit lait, elle est prête à croire tout ce qu'elle voit et même ce qu'elle ne voit pas, tu joues sur du velours Nandou! Si t'y arrives pas avec elle, t'y arriveras jamais! » J'entre dans le séjour et aussitôt je demande si je peux faire de la place car il en faut pour effectuer « les passes » et joignant le geste à la parole je retire toutes les chaises autour de la table et pousse tout le mobilier contre un mur, libérant ainsi un grand espace central. Maintenant je viens me placer derrière elle et pose mes mains sur ses épaules: « Méchan maou vé-t'én , vé-t'én coum es viengut ...» Je tourne autour d'elle en appliquant mes mains contre sa taille puis je viens me placer à nouveau derrière . Je marque le signe de croix entre ses épaules , à la base de la nuque en appliquant l'extrémité de mes doigts. Puis j'enchaîne par quelques explications en français, nécessaires pour faire les « passes » avec le malade: « Nous allons faire ensemble une série de pas, quatre en avant, puis quatre en arrière,puis encore quatre en arrière puis encore quatre en avant puis la même chose vers la gauche d'abord puis vers la droite ensuite en forme de signe de croix et je compterai , Ne vous inquiétez pas, laissez-vous guider» Je place à nouveau mes mains sur ses épaules , bien appuyées, en imposition: « Méchan maou vé-t'én , vé-t'én coum es viengut Diu sap quin es viengut diu sab quin t'én tournéras En avant Un, dus, trés quouate En arrière cinc, sheis, sept, houeit Naou: méchan maou, vé-t'én Encore en arrière (…) …............................................................................................................................................................ Toutes « les passes » réalisées , je passe par devant la dame et sortant ma boîte d'allumette contenant les graines noires je lui dis: « Voici cette boîte, dedans il y a neuf graines Chaque heure vous en prendrez une et la jetterez par la fenêtre ... Quand vous les aurez toutes jetées votre zona sera parti. _D'accord -me dit la dame- Merci. Vous voulez prendre quelque chose, un digestif, un apéritif, quelque chose? _Non merci madame, au revoir _Merci... au revoir... Merci... » Le lendemain, je reçois un coup de fil d'Angèle, la toubib: « C'est incroyable, ça a marché ! _ Tu vois ... _Simplement, elle m'a fait remarquer que jeter les neuf graines par la fenêtre ça l'a obligée à veiller jusqu'à quatre heures du matin, vu que tu es parti à six heures et demie. _ Oh merde, j'avais pas pensé à ça ! Mais bon, si elle est guérie, hein ?» Et vous, qu'en pensez-vous ? Vous y croyez au don du Nandou ? Où est la maltraitance ?Premier sourire de la rentrée. Hier était le grand jour, avec un grand J comme Jeunesse, avec un J majuscule comme Joie. J'ai repris le collier, ce qui m'est une sensation fort désagréable car je n'ai jamais apprécié d'être tenu en laisse. "_ J'avais demandé qu'elle (elle parlait bien évidemment de sa petite princesse de fille) soit changée de classe... me dit la dame sur un ton de reproche.Mais d'entrée de jeu j'ai été saisi par les récriminations d'une mère d'élève insatisfaite de mes services : _ Je sais -lui fais-je- mais comme on vous l'a dit à la fin de l'année scolaire passée cela nous semble totalement injustifié et ne répond absolument pas aux besoins réels de Léna*, selon nous. Vous savez que l'an dernier, quand vous avez formulé cette requête auprès de madame la Directrice j'en ai été particulièrement surpris car Léna ne rencontrait dans la classe aucune difficulté ni d'expression et de communication, ni d'adaptation pas plus d'ailleurs que d'apprentissage .Néanmoins, pour tenir compte de votre demande, j'ai demandé à la psychologue scolaire de venir observer le comportement de votre enfant dans la classe. Elle a constaté elle-même qu'elle était parfaitement épanouie, qu'elle y évoluait avec bonheur et ne manifestait aucun problème de quelque ordre. En conséquence, l' Équipe Pédagogique a pris la décision de la maintenir dans ma classe car le cadre lui était favorable. Je me souviens bien de vous en avoir informée. La Directrice vous avait dit alors les raisons de cette décision. Il nous semblait clair que si votre enfant manifestait auprès de vous, par des larmes presque quotidiennes, un refus d'aller à l'école cela n'avait aucun rapport avec ce qu'elle vivait réellement en classe où elle se montrait parfaitement épanouie. La Directrice, vous a fait part de l'analyse de la psychologue scolaire qui a pensé avec moi, après avoir discuté avec Léna, que votre fille vous faisait un chantage affectif et éprouvait votre autorité. Elle vous a expliqué que ce n'est pas l'enfant qui est le mieux placé pour décider de ce qui est bon pour lui. _ Mais c'est son père, reprend la mère, qui veut qu'on la change de classe... Non, non, je veux voir la Directrice._Madame, la Directrice s'occupe d'accueillir les petits de deux ans, elle ne peut pas vous recevoir maintenant, vous pourrez la voir ce soir... Mais je doute que vous la fassiez changer d'avis...S'adressant alors à sa fille:_Bon, on va te changer d'école... Mais là il faut que tu restes ce matin car je ne peux pas te garder._Non, je veux pas ! (larmes, refus, explications de la mère, finalement la gamine entre en classe et se met à dessiner).Vous seriez passé dans la classe seulement deux minutes après le départ de la mère et vous auriez pu constater que la gamine avait retrouvé ses marques immédiatement dans la classe, discutait comme si de rien n'était avec le maître, le soit-disant méchant de la fable, qu'elle évoluait dans cet environnement scolaire comme un poisson dans l'eau !La mère, bien que je lui aie fait savoir que la Directrice n'était pas disponible est partie aussitôt la déranger pour tenter encore une fois d'obtenir que sa fille soit changée de classe au chantage que sinon elle serait changée d'école. La Directrice lui a signifié encore une fois que nous avions arrêté notre décision pour le bien de l'enfant mais qu'elle lui ferait un certificat de radiation qui lui permettrait de s'adresser à la mairie pour effectuer le changement d'école si elle y était toujours déterminée. À midi, j'ai remis l'enfant à sa mère, l'enveloppe contenant le certificat de radiation dans la main. Ce que j'en pense: J'ai trouvé déjà assez inélégant l'an passé que cette maman s'adresse à la Directrice de l'école pour demander un changement de maître, sans même m'en avoir parlé au préalable. Je ne défends aucun dogme sur le changement de classe d'un élève. Pour preuve, ayant obtenu peu de résultat avec un petit garçon l'an dernier, j'ai moi-même proposé à ses parents de le "passer" dans la classe de ma collègue pour y faire sa Grande Section de Maternelle pensant qu'une rupture puisse lui être favorable; ce qui a été fait. Il est bien difficile de communiquer avec les parents. Je ne vous dis pas l'énergie dépensée depuis l'an dernier pour faire comprendre à ces parents que leur fille ne se butait à aucune difficulté à l'école . Nous n'avons d'ailleurs jamais rencontré le père qui compte tant, paraît-il, dans la décision de changer Léna de classe. Nous n'avons eu d'échanges qu'avec la maman. Beaucoup d'énergie pour rien au dépens d'enfants réellement en difficulté qui auraient besoin de toute notre attention et de toute notre disponibilité. Inefficace aussi l'intervention de la psychologue scolaire dont le temps est précieux au vu du nombre d'enfants qu'elle couvre. Inefficace encore la médiation de la Directrice. Pure perte. Au bout du compte les parents n'ont jamais compris qu'en ne cédant pas à la fillette, au vu de ce que nous connaissions d'elle et que tous nous observions, ils n'ont jamais compris que nous agissions en conscience pour son bien. Qui dit que la nouvelle classe conviendra mieux à l'enfant ? La gosse ne vient-elle pas de faire une fracassante démonstration de son emprise sur l'autorité parentale et du même coup sur l'institution scolaire et cela même quand elle a tort ? Est-ce cela le "bien de l'enfant"? Pas pour moi. Nandou *Léna ne s'appelle évidemment pas Léna. J'ai changé de prénom pour garantir l'anonymat. Que sont mes amis devenus...J'ai le bourdon et le pauvre deuil d'anciennes amitiés lourd à porter remonte du tréfonds de mon cœur et noue ma gorge. Alors... Je me console en me disant que cela arrive à bien d'autres et je pleure en écoutant Léo Ferré chanter "Pauvre Rutebeuf": Que sont mes amis devenus... Alors, s'il vous plaît ... ne me laissez pas finir seul ma chanson inachevée.... vous aussi, amis en partance. Nandou ![]() ![]() L’EULEUPHANTL’EULEUPHANT (et l’accenteur*) Où il est question de la lette E accentuée: È, Ê, É ☺
L’EulEuphant (et l’accenteur*) ****** L’euleuphant insatisfait, Désirant s’empanacher, Chez l’accenteur* chapelier Se montrait des plus coquets: L’accent grave, c’est dommage L’èlèphantait ; Le circonflexe Laissait perplexe, Il trompait Mais l’aigu Tout ténu Lui convenait !
L’ÉlÉphant fort satisfait Se dandinant guilleret S’en retournait tout léger, Tout léger-É ! Tout léger-É ! Comme un éléphant ailé ! -Comme un éléphant est laid- -Comme un éléphant-télé- Comme un ÉlÉphant ailé ! É !
**************************************** *Le saviez-vous ? *L’accenteur est un petit oiseau ! si vous voulez en savoir plus, clikici ! **************************************** À propos de la vidéo J’ai réalisé l’animation de l’éléphant à partir d’une planche photographique de Muybridge.
J’ai emprunté sur le site Dogmazic.com (ici!) la musique du miniclip vidéo sur laquelle j'ai eu le culot de placer mon pitoyable organe vocal. Le morceau est titré “la marche des lapins multicolores” et le groupe qui l’a créé s’appelle “The Little Psychedelic’s Flowers”. Il s’agit de musique libre, sous licence “creative commons” (ici) . That’s all Folks ! Nandou Faire un pont pour de bon…
…Le traverser pour boire un thé.
La question cata :
La réponse à la vibrante énigme du jour :
Réalisé sans trucage. Étonnant, non ? ;-) Minou Quand l’Art roule des mécaniques
Le début du XXème siècle voit émerger deux artistes majeurs, Pablo Picasso et Marcel Duchamp. Si l’on peut dire que Picasso invente Picasso et son œuvre géante, si personnelle et protéiforme on se doit de reconnaître que Marcel Duchamp, lui, découvre l’art contemporain et que presque tous les courants artistiques qui lui succèderont seront ancrés dans les propositions si novatrices et inspiratrices de ce dernier : utilisation de l’objet comme matériau de l’œuvre ? _Marcel Duchamp ; Art conceptuel ? _ Marcel Duchamp ; humour et dérision dans l’art ? _ Marcel Duchamp; “Nouveau réalisme” ? _ Marcel Duchamp ; “Fluxus” ? _ Marcel Duchamp ; andy Warhol ? _ Marcel Duchamp...La liste serait sans fin . Chaque mouvement artistique jusqu’à nos jours devra reconnaître quelque filiation avec Duchamp, grand découvreur Du champ de l’art à venir, si je peux me permettre ce mauvais jeu de mots. Un des grands domaines d’exploration que M. Duchamp va ouvrir dans ses premières œuvres est le recours à la mécanique et au mouvement comme sources de création . C’est de cela que je vais traiter plus particulièrement dans ce billet. Roue de bicyclette. L'original, perdu, a été réalisé à Paris en 1913. La réplique réalisée en 1964 sous la direction de Marcel Duchamp par la Galerie Schwarz, Milan, constitue la 6e version de ce Ready-made. Marcel Duchamp disait qu'il appréciait particulièrement le mouvement de la roue, favorisé par sa position sur le tabouret. Mouvement, selon lui, aussi fascinant que celui des flammes dans un feu de cheminée. Il aurait alors créé cet objet faute de cheminée. Canular ou geste calculé ? En 1935 Marcel Duchamp crée les “rotoreliefs” . Il s’agit de disques en carton de 20 cm de diamètre que l’on devait faire tourner sur le plateau d’un électrophone. Le mouvement réel de rotation génère alors sur le disque l’apparition d’un mouvement virtuel. Rotoreliefs . 1935
Antérieurement, en 1926, Duchamp avait donné une version filmée de cette recherche dans “anemic cinema” , reprise ici sur YouTube. Cette œuvre sera la première d’un courant artistique du XXème qui verra son apogée dans les années 60, le cinétisme
À partir de ce moment-là et désormais, l’art intègre mouvement réel et mouvement virtuel et la machine fait partie intégrante du domaine de l’art. Cela inspirera de nombreux artistes et parmi les plus célèbres : Nicolas Schöffer : Un peu sérieuse voire prétentieuse cette présentation, Non ? Beaucoup plus humoristiques, les œuvres de TINGUELY :
Dadaïstes et empreintes de drôlerie ou à l'inverse, sophistiquées, les œuvres de CALDER :
Dérisoires et éphémères, aussi fatalement précises que le destin les installations des Suisses Peter Fishli et Daniel Weiss : Le cours des choses . 1987
Tout ce détour pour vous ramener dans… … où en plus de l’exposition permanente “in situ” d’art contemporain, se tenait une exposition provisoire d’œuvres de Nicolas DARROT , disséminées dans tout le musée. Au long du trajet du visiteur, des cellules photoélectriques repèrent sa présence, ce qui met en fonctionnement des mécanismes élémentaires ou techniquement élaborés, faisant appel aux ressources de l’électronique et engendrant son et mouvements d’êtres hybrides, mi-animaux, mi-machines. Le spectateur est pris dans un univers fantastique habité par des êtres de légendes qui semblent avoir traversé les espaces de l’imaginaire et du temps pour crée des fantasmagories troubles où l’amusement le dispute à l’inquiétude et à l’agacement. Étrange et captivant, vraiment !
Mais je ne vous laisserai pas quitter ma visite virtuelle d’Oiron sans revenir au silence et à l’immobilité par cette œuvre de Tom Shannon comme en lévitation dans une tour du château et comme suspendue à jamais dans l’espace et le temps. Tom SHANNON . Decentre Àcentre Nandou Mots clés Technorati : art,art contemporain,mouvement,cinétisme,Darrot,Nicolas Darrot,Château d'Oiron La Curiosité des Curiosités? ? ? et son cabinet de curiosités. Texte : Jean-Hubert Martin in “Le Château D’Oiron et son cabinet de curiosités” Guillaume Bijl . Le cabinet de Claude Gouffier . 1995 Quand on visite Oiron, le cabinet de curiosités (reconstitué avec humour par l'artiste un peu truqueur sur les bords, G. Bijl) ne se donne pas d’emblée, il faut le trouver, au hasard de la visite, à l’angle d’un escalier étroit, comme jaloux des secrets qu’il croit recéler. Mais le plus étonnant pour nous,dans cette visite, ne fut pas que l’œuvre d’art contemporaine fût traitée en “curiosité” mais plutôt dans le fait qu’elle entrât directement en résonance avec les problématiques artistiques et scientifiques de l’époque classique pour donner aux questionnements d’antan les réponses de la fin du XXème siècle. C’est pourquoi nous avons pris le parti d’identifier quelques thématiques ouvrant comme un dialogue entre l’art du passé et celui d’aujourd’hui. L’Espace Depuis la renaissance les artistes que nous nommerons “classiques”étaient hantés par la représentation de l’espace au travers de la perspective qui vise la transcription de l’espace tridimensionnel dans l’espace bidimensionnel de la page, de la toile ou du mur. Cette quête trouva son apogée dans la réalisation d’anamorphoses se jouant des transformations et recompositions de l’image . Anamorphose cylindrique Piotr Kowalski.1993 Identité Notez que les trois boules de différentes tailles ont des reflets identiques…
Felice Varini Carré au sol aux quatre ellipses . 1993 Markus Raetz . Silhouette . 1992 Paysages décoratifs du passé et… Paysage imaginaire d’aujourd’hui… Lothar Baumgarten. Les animaux de la pleine lune, une cosmogonie de la Touraine . 1987 .
Curved'Air .John Tremblay. Sans titre . Tony Grand Marqueterie. Hubert Duprat
Le Temps: “autre siècle autres mœurs!” Les artistes de notre époque sont souvent hantés par le temps. Ils portent un regard souvent ironique sur l’histoire de l’art. Ainsi, la vitrine de Wim Delvoye par exemple, ne manque pas d’un humour…acéré.
ci-dessous, détail Braco Dimitrijevic lui joue avec la distance par rapport à l’événement et à l’œuvre qui l’inspirent. (Attention seule l’œuvre au mur est à prendre en compte; le squelette d’animal suspendu est un élément d’une œuvre d’un autre artiste.) Braco Dimitrijevic –origine, Sarajevo- La Dernière Bataille de Paolo Ucello.1992. Charles Ross propose une quête du temps proche de l’expérimentation scientifique. Pendant une année, chaque jour, il expose une planche peinte en blanc à la brûlure du soleil passant au travers d’une lentille. Ainsi chaque plaque porte-t-elle la marque d’une journée d’ensoleillement. Brulûres solaires Double spirale. Charles Ross
L’ordre et le chaos Les classiques étaient fascinés par l’ordre géométrique, en témoignent les motifs géométriques répétitifs qu’ils affectionnaient tellement et par lesquels ils croyaient pouvoir se rassurer sur un bon ordre des choses et régner sur le chaos. Les artistes contemporains, a contrario, sont souvent attirés par le dérisoire, l’accumulation, le tas, le hasard et l’aléatoire. Sol LeWitt, livre ici, à la dimension d’une salle entière du château, une décoration qui allie puissance structurelle et liberté chaotique. À l’intérieur d’une composition fortement charpentée par de larges cernes noir s’ébattent des polygones multicolores. Jamais l’œil ne peut se poser.Attiré par la structure d’une pyramide qu’il croit identifier, toujours le regard bascule et l’être entier hésite entre le confort apporté par les rectangles et les couleurs chaudes mais douces et le chaos des formes géométriques mais toujours en dévers. Sol LeWitt . Wall Drawing 752 . 1994 Hubert Duprat lui, fait accomplir son travail de marqueterie par des larves de papillons qui vivent dans les ruisseaux, les trichoptères! Celles-ci se construisent une carapace avec les graviers et les bouts de brindilles qu’elles trouvent parmi les galets. Élevées en aquarium par l’artiste, elles ne trouvent plus à leur disposition que paillettes d’or, turquoises, rubis pour bâtir leur maison ce qui donne naissance à de petits bijoux qu’elles abandonnent lors de leur métamorphose. Hubert Duprat . Tricoptères . Marqueterie Bestiaire imaginaire Kane Kwei (Ghana) L’aigle . cercueil Felipe Linares . Alebrijes . 1989 Thomas Grünfeld . Pégase-licorne . 1992 Le Cocatrix Joan Foncubeta La Quête du GRAAL Toi, qui lis ces lignes toi qui a l’esprit curieux Toi qui cherches l’œuvre d’art ultime, elle existe, cachée dans le château d’Oiron, dans “ la chambre des secrets”. Voici tout ce que je sais d’elle et que je te livre maintenant: Alors, mets toi au volant de ton aérofiat Alain Bublex . Aérofiat et pars ! La curiosité n'est pas un vilain défaut.
Nandou
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